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 NOUVELLE..." LE BILLET " de 1 à 31.

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breitou

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MessageSujet: NOUVELLE..." LE BILLET " de 1 à 31.   Dim 28 Sep - 21:19

Albert SIMEONI

Paris le 8/3/2005.

Tous les évènements narrés dans cette nouvelle sont imaginaires et ne peuvent constituer un plagiat d’aucune œuvre connue.

Dans les principaux rôles……Par ordre de rentrée.

Pierre Berthier…………..Cheminot à la S.N.C.F.
Andréa …………………..Sœur aînée de Pierre.
Alfred……………………Le cadet de Pierre.
Aurèlie Berthier…….La maman de Pierre.
Dédé Berthier…….Ancien cheminot, le papa de Pierre décède.
Adèle Parmentier….La fiancée et future femme de Pierre. Epouse Berthier.
Meyer Leïbovici……Fabricant de vêtements à Marseille.
Elie Leïbovici……Frère de Mr Meyer, fabricant de moumoutes au Sentier à Paris.
Les enfants de Elie………..Jonathan, Rachel,Yoschua.
Fred Boutboul……Patron du café ‘…Les Montants qui chantent…’
Georgette Gallois………La cousine de Adèle. 26 ans. Comptable.
Fortunée Hattab……….La concierge de l’immeuble de Mlle Galois.
Irène Smadja………La cheftaine de l’atelier chez Monsieur Meyer.
Maturin Arnaud………Le chef de service de Mr Pierre Berthier.
Camille Lévy………….La petite fille cachée. 6 ans.
José Riberole………Le conducteur de train. 38 ans.
Colonel Bertrand……..Le chef du réseau ‘…VOIE ET LIBERTE…’
Eugénie Blanchard…….La voisine de Monsieur Elie Leïbovici.
Jean-Luc Morton……….L’inspecteur de Police de la rue des Morillons.
Victoria Loiseau…… …La dame de la rue des Annelets. Alias Victoria.
Yvette Lebrun……….La concierge de l’immeuble des Berthier.
Gilles Lefranc……… Barman de la Brasserie ‘..Au petit Annelet…’
Alphonse Pingeon………Le receleur.
Francis Girard………...Le chauffeur.
Le père Amédée………Abbé franciscain du prieuré de l’Enfant Jésus de Prague.……A Ferté en Amont..
Cecile……………………La poupée de Camille.
Les enfants de Camille…. Ruben, Hanna-Henriette et Chlomo .
Monsieur Pascal………….Gardien d’immeuble de M. Leïbovici.





Le BILLET.
Camille et les autres.




Il est 5 heures 30 en ce lundi matin, d’une certaine année, lorsque le réveil de M. Pierre Berthier, sonne.
Cela fait plus de 22 ans, qu’il sonne toujours à la même heure, semblable à un rituel qui se répète depuis pour ce cheminot de père en fils contrôleur des ballasts des voies ferrées de la S.N.C.F sur un large périmètre dans la région parisienne.

Autant d’années à surveiller ces rails qui n’en finissent pas et qui crèvent l’horizon.
Ayant pour seuls compagnons, un grand T à tête d’écrou en acier, qu’il porte en bandoulière, vêtu de sa combinaison couleur bleue sombre et portant sacoche en toile élimée sous le bras dans laquelle repose son déjeuner, au fond de sa gamelle en aluminium.

22 ans sans se faire porter absent par tout temps, tenant parfois sa lanterne à pétrole qui se balance au grès de sa démarche par les jours de forte brume.
Il traîne son fardeau sans jamais protester, ni gémir parce que chez les Berthier on aime ce métier.

L’homme est à ses rails comme le sont les racines aux arbres.

Pierre l’a apprit sur le tas en suivant à la trace son défunt père dans sa jeunesse.
C’est un dur métier, facile en apparence, que de superviser ces longues parallèles en acier trempé, le regard accroché sur chaque traverse en bois
Il faut avoir l’œil et surtout le bon ; celui qui sursaute sur la moindre faille ; le boulon mal vissé, le gros caillou qui entrave la voie ou l’animal perdu immobile en travers des voies, qui risque de se faire catapulter par surprise par les grosses locomotives à charbon. Ajoutez à cela, ces longues marches qui n’en finissent plus sous les vents soufflants des quatre points cardinaux et vous avez une idée de cette fonction, sans oublier les chutes de neige et le verglas qui s’accrochent pareils à des arpètes sur ces barres couleur gris-acier.

Pierre est le troisième enfant d’une famille qui en compte trois…. Il est le plus jeune après sa sœur aînée Andréa, et le cadet Alfred.

Son papa Dédé décéda lorsque Pierre avait 18 ans, laissant sa femme Aurélie accompagnée dans sa solitude par le benjamin car ses deux frères sont mariés.

Il se retrouve donc du jour au lendemain chef de famille avec sa maman bien malade. Elle porte dans son corps de rhumatismaux parasites qui la clouent sur une chaise la moitié du temps. Malgré son handicap, la courageuse quinquagénaire trouvait la force de s’occuper de son tout dernier.

La S.C.N. F. compatissante, proposa au fils, la place du défunt père d’autant plus que le jeune homme avait fait ses premières armes auprès de son géniteur.
Il abandonna donc ses maigres études pour se consacrer à sa nouvelle tache.

A Suivre....



2°.

Pierre entretient donc une portion de voie ferrée comprise entre DRANCY et PARIS ; la même voie que celle de son papa. Il la connaît par cœur et il s’en vante auprès des autres cheminots qui voient ce jeune fils ‘ des voies ferrées’, débutant, prendre son boulot au sérieux. Il disait qu’il connaissait le nom, pour les avoir touchées, de chaque pierre noircie par les passages des trains roulants à vive allure. De temps à autre, les mécaniciens, accoudés aux ‘ hublots’ de leur grosse ‘locos’, ‘les gueules sales aux mains noires’, crachant la houille en fumée épaisse, le saluaient par un large signe de la main.

La guerre de 14/18 éclate et il ne fut pas mobilisé pour cause de soutien de famille.
Il se présenta aux armés pour son engagement. Son dossier médical en plus de cela, ne parle pas en sa faveur. Il est donc recalé.

Quatre ans plus tard, l’Armistice sonne le glas de cette boucherie. Et de ses espérances. Il à 22 ans.
Passent les années.
Pierre, vers l’âge de 40 ans, décide de prendre épouse sur les conseils de sa maman. Il se faisait vieux selon ses dires. Il épouse donc en cette fin d’été, 1938, une lointaine cousine du nom de Adèle…. Adèle Parmentier qui habite Marseille dans le quartier de la Roquette pas très loin du port de Marseille. De famille modeste, Adèle a 25 ans et travaille chez un fabricant juif dans la confection des vêtements.

Adèle est première couturière depuis son jeune âge, chez ce brave homme religieux, d’origine polonaise du nom de Meyer Leïbovici. Un nom de famille assez courant à Varsovie. La famille Meyer immigra en France, à Paris, dans les années 1915.

Adèle pour son bonheur du le quitter pour cause de justes noces.
Son patron, emballe par le sérieux de la jeune fille et apprenant la nouvelle de son futur mariage à Paris, la recommanda à son frère Elie, fabricant de fourrures dans le quartier du Sentier à Paris.

Meyer lui remit une lettre de recommandation afin de faire valoir ses bonnes qualités auprès d’Elie, une fois celle ci installée.

Elle avait fait part de son projet d’union à son patron deux mois à l’avance et c’est avec un grand regret que M. Meyer dû se résigner au départ de cette belle fille douce, sérieuse et ne répliquant jamais.

-‘…Le mariage est important chez nous, ma fille et je suis heureux que cela soit le seul motif valable à mes yeux pour compenser ma peine. Soyez heureuse et surtout donnez-moi de vos nouvelles. De toutes les manières, mon frère me les donnera, vous allez voir, il est aussi brave que je le suis, c’est une tare chez nous la gentillesse … !’
-‘…Je constate que vous êtes un homme merveilleux, bon, M. Meyer… !’ Dit- elle en baissant les yeux et rougissant de honte dans son bureau rempli de patrons de papier éparpilles dans tous les coins.
-‘…Je souhaite que vous y mettiez de l’ordre M. Meyer … !’ Réplique la jeune fille avec un sourire malicieux aux coins des lèvres… !’
-‘…Oh… ! Ceux ne sont que des patrons de papier, je ne m’en fais pas outre mesure, ce sont les seuls qui ne me commandent pas… !’ Répondit-il avec le même sourire.
-‘…Je suis désolée de vous quitter, M. Meyer … !’ Dit -elle d’une voix triste…
-‘…Mais vous me quittez pour une juste cause, enfin, ma petite… !’

Les yeux d’Adèle brillaient par l’émotion...

A Suivre...

3°.

-‘…Et surtout ne pleurez pas, vous savez que je monte assez souvent à Paris et que j’aurai mille occasions de vous voir, il n’est pas bon de pleurer, il faut toujours être souriant et surtout ne jamais se morfondre, sinon vous gâcheriez l’instant serein dans lequel nous sommes … !’

Elle essuie un début de larmes qui ne demandait qu’à couler sur ses joues avec son revers de manche et serra longuement la main du religieux.

-‘….Vous avez ma bénédiction… !’

La jeune fille, munie de sa recommandation, se ploie aux exigences que la courtoisie impose dans ces moments là, et prit définitivement congé de son patron, M. Meyer.

Trois jours plus tard, Adèle s’installe à Paris chez une cousine germaine, Georgette. Cette dernière habite un appartement composé de deux pièces du côté de la Rue de Ménilmontant.
Georgette est heureuse de retrouver Adèle, d’autant plus que sa cousine vit toute seule dans ces deux chambres avec fenêtres sur cour, cuisine et salon non compris, qu’elle trouvait trop grandes.

Georgette lui fait visiter dés son arrivée, ce coquet logis où tout est en ordre.
Sa chambre était déjà prête.
Adèle, quelques jours plus tard, eut tout le loisir à flâner et faire ainsi connaissance avec les gens de son nouveau quartier. Elle découvre son nouvel environnement. Elle se prend d’amitié avec la concierge de son immeuble, Madame Hattab, une dame courte et de forte corpulence venue de son pays natal, la Tunisie, il y a des années de cela. Madame Hattab, en femme avertie, comprit la gentillesse de cette jeune demoiselle débarquée de sa province marseillaise et elle rigole de cet accent chantant du sud…

-‘…Va falloir que vous vous y mettiez pour changer votre accent, avec la grisaille que nous avons ici, il risque fort de s’enrhumer Mlle Adèle… !’
-‘…Il est encore trop tôt, Madame Hattab pour cela, laissez-moi encore deux mois et je serai une vraie parisienne, et puis tutoyons-nous… !’
-‘….Ah….. ! Là vous commencez à perdre vos bonnes habitudes, bien alors comme il te plaira.. !’

Elles se mirent à rire ensemble par cette nouvelle convenance.

A Suivre.



Adèle avait hâte de connaître son futur fiancé. Elle s’empresse de lui téléphoner à partir d’une cabine téléphonique installée dans une brasserie car Pierre avait une vague idée du jour de l’arrivée de sa promise, et c’est dans un café ‘ …Les Montants qui chantent…..’ Situé dans le Bd de Belleville, chez Fred, qu’ils se rencontrent pour la première fois, le dimanche suivant.

Comme convenu, nos deux jeunes gens se retrouvent dans ce lieu, fort bien connu par les habitués du quartier, d’autant plus que FRED, le patron, organise des après- midi dansant dans une arrière salle. Il y règne dans ses bals dominicaux, une ambiance toute parisienne et les accordéonistes s’en donnent à cœur joie pour emporter les adeptes de ‘musettes’, dans des danses entraînantes, choisies dans des répertoires d’époque. Un certain Maurice Chevalier, y vient même chanter, à l’improviste par amitié pour Fred, ‘ …Et respirer un peu d’air frais de mon quartier …’ Comme aimait à le dire M. Canotier, avec son large sourire, à ses admirateurs.

La rencontre, entre les deux jeunes gens fut très agréable et le courant passa. Adèle lui parue charmante, c’est du moins ce qu’elle écrit à ses parents restés à Marseille, dans une longue lettre. Elle le trouve aussi beau et surtout plein d’humilité. Agréable de compagnie convenant et fort modeste. Elle reproche même à ses géniteurs cette cachotterie de cousinage écrite dans un esprit de plaisanterie.

De son côté, Pierre se laisse aller à des confidences avec sa maman. Il est tombé sous le charme de cette jeune fille à l’accent méditerranéen. Il vient d’entendre la voix toute chaude d’une Marseillaise. Il en est ravi. Il ne tari pas d’éloges sur Adèle. Sa maman, l’écoutait attentivement.

-‘…Je vois que tu es emballe par cette jeune fille, et je suis heureuse pour toi … ! Les Parmentier sont des gens sobres, de la campagne. De bons chrétiens: Adèle a été élevée dans la foi chrétienne. Ce sera une bonne mère pour tes futurs enfants…. ! Pierre... !’
-‘…Merci maman…. ! Tu seras près de nous, ne t’inquiètes pas… ! Nous avons discuté de tout cela ensemble, sans rien nous cacher. Elle est d’accord sur le principe et nous allons vivre dans un coquet appartement, tous les trois réunis, pas loin d’ici… ! Le père Mourron, mon chef de service vient de me proposer sa maison ; la grande direction va le transférer dans le centre de la France, à Orléans. Il est promu directeur dans un grand secteur. Il en est tout fier ….. !’
-‘…Mon fils, tu ne crois pas que je suis bien ici et que je peux m’occuper de ma personne, je ne veux être à la charge de personne... !’
-‘…Pour une fois, tu vas m’écouter, c’est soit tu viens habiter chez moi, soit je ne me marrie pas, c’est bien compris et ne me répète plus ce genre de chose…’ Conclu Pierre légèrement contrit par les propos de sa maman.

Aurèlie, sans polémiquer sur la décision de son fils, baisse la tête et rentre dans sa cuisine en tenant sa béquille.

Pierre ressent un léger remord. Il va vers elle et la prend dans ses bras, en l’embrassant sur le front.

-‘…Je t’aime maman... !’

Elle lui sert son dîner, puis va se coucher.

A suivre….


Dernière édition par breitou le Ven 27 Nov - 23:20, édité 1 fois
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MessageSujet: LE BILLET DE V A VIII.   Dim 12 Oct - 21:55

Musique du film en arriéré fond.